Toiture de maison équipée de panneaux solaires sous un ciel nuageux

Panneau solaire et mauvais temps : pourquoi les modules produisent quand même

Un panneau solaire par mauvais temps continue de produire de l’électricité. Les modules convertissent la clarté du jour, même quand un voile gris filtre les rayons de l’astre. La puissance baisse lors d’une journée sombre, mais elle ne tombe pas à zéro. Sur douze mois, les périodes lumineuses compensent largement les jours couverts.

Averses, fraîcheur, vent : plusieurs phénomènes réputés défavorables servent même les capteurs. Le Sud-Ouest bénéficie aussi d’un gisement plus généreux que celui de l’Allemagne, pionnière du photovoltaïque. En tant qu’installateur photovoltaïque RGE à Saint-Vincent-de-Tyrosse, nous estimons la production de chaque toit sur l’année entière.

2007Année de création
2000+Réalisations
200Installations par an
4,8/5Google, 104 avis
30 ansGarantie panneaux

Nous sommes labellisés RGE et certifiés Quali’PV modules Elec et Bât (n° QPV/41385), sous assurance décennale SMABTP.

L’essentiel à retenir
  • Les modules produisent pendant la journée, même sans soleil direct, grâce à la lumière diffuse qui perce la grisaille.
  • Dans le Sud du pays, le rayonnement diffus représente environ 40 % du total, contre 60 % en Allemagne.
  • Le froid aide les modules : au-delà de 25 °C dans la cellule, chaque degré coûte environ 0,4 % de puissance.
  • Les averses rincent les vitres inclinées à plus de 15° et limitent le besoin de nettoyage hors zone poussiéreuse.
  • Près de Saint-Vincent-de-Tyrosse, 1 kWc bien orienté fournit environ 1 250 kWh par an, 18 % de plus qu’à Berlin.
NuagesClarté diffuse captéeChaque cellule convertit la clarté du jour, même sans rayon direct.
PluieVitres rincéesSur un toit incliné, l’eau emporte poussières et pollens.
Froid et ventModules rafraîchisUne cellule moins chaude convertit mieux l’éclairement reçu.

Pourquoi un module photovoltaïque produit-il sans grand soleil ?

Un module photovoltaïque n’a pas besoin d’un ciel bleu pour travailler. Sa production dépend d’abord de la lumière qu’il reçoit. Même en l’absence de rayonnement direct, le courant circule. Dès qu’ils reçoivent une certaine quantité de lumière, les panneaux délivrent un courant continu. Ce courant augmente avec l’éclairement reçu. Tous les types de panneaux du marché fonctionnent sur ce principe.

Rayonnement direct et rayonnement diffus

Le rayonnement arrive au sol sous plusieurs formes. Le rayonnement direct vient tout droit du disque lumineux, sans obstacle sur sa trajectoire. C’est le plus puissant. Le rayonnement diffus, lui, naît des multiples réflexions des rayons solaires sur les nuages. C’est grâce à lui qu’il fait clair sous une couche grise.

Les photons présents dans ce rayonnement diffus sont captés par les cellules photovoltaïques, comme ceux du rayonnement direct. Leur intensité est plus faible, mais leur part reste importante. D’après photovoltaique.info, le diffus pèse environ 40 % du rayonnement total dans le Sud de la France. Il atteint 60 % en Allemagne ou à Lille.

Infographie : rayonnement direct par ciel dégagé et rayonnement diffus par ciel couvert, captés par des panneaux solaires
Par ciel dégagé comme par ciel couvert, les cellules convertissent la lumière qu’elles reçoivent.

Une production qui repart à chaque éclaircie

Une couche nuageuse épaisse réduit nettement la puissance instantanée. Cette baisse reste temporaire. Dès le retour d’une éclaircie, la production d’énergie remonte en quelques instants. Les panneaux solaires produisent ainsi pendant la journée, y compris par temps maussade.

Pluie, froid et vent : des alliés inattendus

Certains épisodes météo servent directement les modules. Trois phénomènes améliorent même leur efficacité, à rebours des idées reçues.

Les averses, un nettoyage à l’eau naturel

La pluie a un effet bénéfique bien connu des détenteurs de panneaux solaires. Elle rince la vitre et emporte poussières, pollens et dépôts légers. Une averse a donc un impact positif sur la propreté des modules. Selon photovoltaique.info, un champ incliné à plus de 15° peut être lavé par les intempéries. Cela vaut dans un environnement peu poussiéreux et peu agressif.

Le nettoyage n’a alors pas besoin d’être planifié. Il intervient seulement si une salissure persiste, comme des fientes d’oiseaux. Les bonnes pratiques pour laver un champ photovoltaïque sans l’abîmer écartent alors haute pression et détergents.

Module photovoltaïque couvert de poussière, éclairé par le soleil
Poussières et pollens se déposent sur la vitre : sur un toit incliné, les averses les rincent.

Le froid, allié des cellules

Contrairement à une idée répandue, la chaleur ne fait pas produire davantage. La puissance d’un module est mesurée en laboratoire à 25 °C, sous un éclairement de 1 000 W/m². Au-delà de 25 °C mesurés dans la cellule, chaque degré supplémentaire réduit son efficacité. Les fabricants annoncent une baisse de l’ordre de 0,4 % de puissance par degré supplémentaire.

Une journée fraîche et lumineuse est donc très favorable aux panneaux. Une cellule froide convertit mieux l’éclairement en électricité qu’une cellule surchauffée par un après-midi caniculaire. Un article détaille la production des modules photovoltaïques pendant la saison froide, neige comprise.

Le vent, un refroidissement gratuit

Le vent joue un rôle proche. En balayant les modules, il évacue une partie des calories accumulées. Photovoltaique.info recommande d’ailleurs les poses bien ventilées pour produire davantage. Une brise atlantique soutient donc l’efficacité d’une toiture équipée.

Des panneaux conçus pour durer dehors

Un module photovoltaïque passe toute sa vie en extérieur. Sa conception tient compte du gel, de la neige, des chocs et des intempéries. Les modules répondent à la série de normes NF EN 61215, équivalent français de l’IEC 61215. Leur homologation repose sur des essais qui simulent des conditions réelles d’utilisation.

Ces tests couvrent les UV, la chaleur humide, l’humidité suivie de gel, la température, la neige et la grêle. Le guide UTE C 15-712-1 impose cette conformité. Elle est vérifiée lors de la procédure Consuel, avant le raccordement au réseau.

Côté neige, une pente de toiture de 30° ou plus favorise le glissement naturel des flocons. Quant aux orages, la solidité d’un module photovoltaïque face aux grêlons fait l’objet d’un article complet.

Les fabricants s’engagent sur une garantie de puissance, le plus souvent 80 % après 25 ans. Les retours d’expérience confirment ces chiffres. Raccordé au réseau public en 1992, le système Phébus 1 ne perdait que 8,3 % après 20 ans. Après 31 ans, il produisait encore près de 80 % de sa puissance d’origine.

Pourquoi raisonner sur douze mois ?

Des panneaux solaires se jugent sur leur bilan annuel. Un jour gris pèse peu dans un total calculé sur douze mois. À cette échelle, la ressource se montre aussi très régulière.

Une ressource stable d’une année sur l’autre

D’après photovoltaique.info, un même lieu reçoit chaque année à peu près la même quantité totale d’énergie lumineuse. Les données PVGIS de la Commission européenne le confirment. À Saint-Vincent-de-Tyrosse, le productible annuel s’écarte en moyenne d’environ 3 % de sa valeur habituelle. Même les années extrêmes restent à 5 ou 6 % de cette moyenne. Un hiver arrosé est vite rattrapé par un printemps lumineux, riche en énergie.

Des saisons qui se complètent

L’été fournit la plus grosse part de l’électricité. Les mois d’hiver, avec un ensoleillement plus court, produisent moins. Pourtant, près de Saint-Vincent-de-Tyrosse, un kilowatt-crête fournit encore environ 63 kWh en décembre. Ce chiffre atteint près de la moitié de la production de juillet, selon PVGIS.

Notre conseil chez ATSE Photovoltaïque : Une installation se juge sur son bilan annuel : une semaine grise en novembre y pèse très peu. Lors de la visite technique, nous examinons les spécificités de votre habitation et votre profil énergétique, puis nous estimons la production sur l’année entière. Sur un toit, l’orientation, l’inclinaison et les ombres portées pèsent bien plus lourd que quelques jours de grisaille. Après la mise en service, une baisse passagère par temps couvert n’a rien d’une anomalie.

Christophe Graciet, gérant d’ATSE PhotovoltaïqueChristophe Graciet
Électricien, gérant d’ATSE Photovoltaïque depuis 2007

Landes, Pays basque, Gironde : un gisement favorable

L’Allemagne prouve qu’un climat souvent gris n’empêche pas l’essor du photovoltaïque. Selon le Fraunhofer ISE, le pays comptait environ 118 GWc de modules photovoltaïques installés fin 2025. Ils y ont couvert 17 % de la consommation électrique brute cette même année. Photovoltaique.info rappelle pourtant sa situation géographique désavantageuse.

Le Sud-Ouest part avec une longueur d’avance. Le simulateur PVGIS de la Commission européenne permet de comparer villes et régions. Les valeurs ci-dessous correspondent à 1 kWc de panneaux plein sud, inclinés à 35°, avec 14 % de pertes système. Ce sont des ordres de grandeur, calculés sur les données 2005 à 2023.

Ville Sur l’année (1 kWc) En décembre (1 kWc)
Bordeaux Environ 1 280 kWh Environ 61 kWh
Saint-Vincent-de-Tyrosse Environ 1 250 kWh Environ 63 kWh
Bayonne Environ 1 230 kWh Environ 66 kWh
Munich Environ 1 140 kWh Environ 47 kWh
Berlin Environ 1 060 kWh Environ 28 kWh
Bruxelles Environ 1 040 kWh Environ 32 kWh
Hambourg Environ 990 kWh Environ 23 kWh

Un système près de Saint-Vincent-de-Tyrosse fournit ainsi près de 18 % de plus qu’à Berlin sur l’année. En décembre, l’écart dépasse même le double. Le climat océanique, avec ses pluies régulières, s’accompagne donc d’un très bon potentiel photovoltaïque.

Comment tirer le meilleur des journées grises ?

La conception du système pèse davantage que la météo. Plusieurs leviers améliorent les résultats des panneaux solaires, sous un franc soleil comme sous la grisaille :

  • l’exposition : le plein sud reste idéal, mais une pose au sud-est ou au sud-ouest produit presque autant ;
  • l’inclinaison : environ 30° en moyenne, avec une plage acceptable de 20 à 60° ;
  • l’absence d’ombrage : un arbre ou une cheminée placés au sud pèsent sur le productible ;
  • la ventilation : un module bien aéré reste plus frais et garde une meilleure performance ;
  • le suivi : il aide à repérer une sous-production anormale, en la comparant à l’estimation.

Ces choix se font au moment de l’étude, à partir de la toiture réelle. Leur impact dépasse de loin celui de quelques averses.

Combien produirait votre toiture sous le climat landais ?

Nos techniciens analysent votre facture EDF et les spécificités de votre habitation pour estimer votre production sur l’année.

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FAQ – Photovoltaïque et intempéries

Un panneau photovoltaïque produit-il quand il pleut ?

Oui, il continue de produire tant qu’il fait jour. Les modules captent le rayonnement diffus qui traverse la grisaille. Les averses rincent aussi la vitre des modules inclinés.

Le froid fait-il baisser la puissance d’un module ?

Non, le froid améliore au contraire sa performance. Les fabricants annoncent une perte de l’ordre de 0,4 % par degré de cellule au-delà de 25 °C. Une journée fraîche et claire est donc très favorable.

Les panneaux solaires résistent-ils à la grêle et à la neige ?

Oui, ils passent des essais normalisés de grêle, de neige et de gel. La norme NF EN 61215 projette par exemple des billes de glace de 25 mm à environ 83 km/h. Cette conformité est exigée pour le raccordement au réseau.

Combien produit un toit équipé dans les Landes ?

Environ 1 250 kWh par an pour 1 kWc près de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Cette estimation PVGIS suppose des modules plein sud inclinés à 35°. Elle dépasse de près de 18 % celle d’un système situé à Berlin.

Faut-il laver ses panneaux solaires après une averse ?

Non, les averses se chargent déjà d’une bonne partie du travail. Un champ incliné à plus de 15° est rincé par les intempéries dans un environnement peu poussiéreux. Un nettoyage reste utile seulement en cas de salissure tenace.

Nos installations près de chez vous

Installation photovoltaïque réalisée par ATSE : 3 kWc à Saint-Vincent-de-Tyrosse
3 kWc à Saint-Vincent-de-Tyrosse
Installation photovoltaïque réalisée par ATSE : 36 kWc à Saint-Vincent-de-Tyrosse
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Installation photovoltaïque réalisée par ATSE : 6 kWc à Saint-Geours-de-Maremne
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Installation photovoltaïque réalisée par ATSE : 12 kWc à Saubusse
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* Photos d’illustration non contractuelles.

Votre installateur de panneaux solaires dans le sud-ouest de la France
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Christophe Graciet : transition énergétique et engagement local

Artisan électricien et gérant d’ATSE Photovoltaïque depuis 2007, je suis spécialisé dans l’installation de panneaux solaires. J’accompagne les particuliers et les professionnels des Landes, du Pays Basque et de Gironde vers l’autonomie énergétique, en proposant des solutions techniques adaptées aux spécificités climatiques de notre territoire.

En parallèle, je suis engagé dans la vie locale en tant que partenaire actif de l’US Tyrosse Rugby Côte Sud. À travers ce soutien renouvelé chaque saison, je souhaite contribuer concrètement au dynamisme sportif et associatif de la région.

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